En page de démarrage · Ajouter à vos favoris · Nous contacter
Accueil du site > Développement Durable > Actualité > Montréal, championne du développement durable ?

Montréal, championne du développement durable ?

(Valérie Borde )

mercredi 14 juillet 2010, par L’Admin


Parmi les 25 plus grandes villes du Québec, Montréal est la plus performante en matière de développement durable, selon le classement (pdf) établi ces jours-ci par Juste Rajaonson et Georges Tanguay, chercheurs à l’UQÀM et membres du Cirano (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations).

Mais que ceux qui voudraient se vanter de cette belle performance de Montréal gardent les pieds sur terre !

Comme vous pourrez le constater dans le rapport , la métropole aurait tout aussi bien pu se placer en cinquième position, si les chercheurs avaient opté pour des indicateurs de développement durable et une méthode de calcul légèrement différents.

Dans ce genre d’étude, toute la difficulté consiste à trouver des indicateurs qui soient à la fois significatifs du point de vue des performances environnementales, économiques et sociales des villes ET disponibles, c’est-à-dire que leurs valeurs soient connues des municipalités elles-mêmes ou d’autres paliers de gouvernements.

C’est ainsi que, par exemple, les chercheurs n’ont pas pris en compte les émissions de gaz à effet de serre des municipalités dans leur classement. Pourquoi ? Simplement parce que cette donnée n’est pas connue pour de nombreuses municipalités.

Pour établir leur classement, une démarche qu’ils qualifient eux-même d’exploratoire, les chercheurs ont donc sélectionné 20 indicateurs pour lesquels ils ont été capables de recueillir des données à peu près récentes : revenu moyen des ménages, niveau d’éducation de la population adulte, taux de chômage, taux de criminalité, densité de la population, consommation résidentielle d’eau, pourcentage des cours d’eau ayant eu une qualité jugée excellente en 2004, pourcentage de la population qui utilise le transport en commun pour aller travailler selon les données du recensement de 2006, etc.

Puis ils ont élaboré plusieurs « indicateurs composites », calculés en donnant une certaine pondération à chacun des indicateurs précédents. Le classement final repose sur ces indicateurs composites.

Tout cela peut sembler fort compliqué et approximatif. Ça l’est.

Mais c’est aujourd’hui la meilleure technique dont on dispose pour juger de l’évolution des villes en matière de développement durable, selon les études menées un peu partout dans le monde à ce sujet.

La méthode de calcul des chercheurs du CIRANO tout comme le choix des indicateurs seront certainement discutés dans la littérature scientifique au cours des prochaines années et on pourra alors juger de leur validité.

Comme le notent les chercheurs, que Montréal et Québec (dans une moindre mesure) fassent mieux que les autres municipalités québécoise en matière de transport en commun et de densité de population ne veut pas dire grand chose, puisque cela découle directement de leur statut de métropole concentrant l’emploi et les services.

Ce qui importe, c’est qu’elles s’améliorent au fil du temps et qu’elles se comparent avantageusement à d’autres grandes villes. Ce que ne peut pas nous dire cette étude.



Enregistrer au format PDF

Copyright © 2008 commercesequitables.fr | Conditions générales | Qui sommes nous? | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site
Site réalisé par Manod Technologie - Web Solutions